Lorsqu’on nous a demandé de travailler sur la thématique du handicap, il y a
cinq mois de cela, mes collègues et moi-même nous nous sentions quelque peu
dépassés. Heureusement nous avions préalablement défini avec le directeur de la
publication :
Trois angles d’études (l’accessibilité, la vie affective et le regard croisé,
c’est-à-dire comment les handicapés ressentent le regard des valides et quel
regard eux-même portent-ils sur celui-ci) ;
Un public-cible pour les interviews (les personnes atteintes d’un handicap
physique lourd) .
Pour savoir où l’on allait, nous avons commencé par faire le point sur notre état d’esprit par rapport à la question afin de garantir la plus grande objectivité possible et par nous informer sur les différents aspects de la question via le réseau informatique. Ce qui nous a permis d’élaborer un certain nombre de questions chacun de notre coté, avant d’en débattre pour un questionnaire type suffisamment complet. L’élaboration de ce questionnaire a été nécessaire pour mener à bien nos interviews. Le but recherché étant de recueillir des témoignages sur les problèmes quotidiens que rencontrent les personnes handicapées. Encadrés par une équipe de rédacteurs, les aides documentalistes dont nous faisons partie, allons par notre autonomie, multiplier les prises de contact. C’est en allant à la rencontre de ces gens non valides, que nous pouvons comprendre qu’il existe vraiment une barrière (terme employé le plus souvent). Nous avons travaillé de concert sur le traitement des premiers témoignages - histoire de faire la main - afin de bien les mettre en forme, en corrigeant les maladresses de style, en trouvant un titre approprié, en soignant la mise en page, etc. La technique étant bien rodée, les témoignages de personnes handicapées, de leur entourage ou encore, de responsables associatifs, contactés tantôt par l’intermédiaire de relations, tantôt lors de divers événements (manifestations, salons et forums) ou encore dans les pages de l’annuaire social. Plusieurs instituts, voire des maisons spécialisées se tiennent à disposition pour améliorer l’autonomie des personnes handicapées. Elles les aident à sortir de leur solitude imposée par leur handicap. Malheureusement certains établissements n’ont pas toujours été réceptifs. Nos requêtes n’ayant pas été prises en considération. Nullement découragés, nous avons accumulé les articles de fond, par le biais d’ouvrages et de sites spécialisés. À ce propos, je tiens à insister sur la nécessité d’être attentif à l’actualité (jeux paralympiques, loi de modernisation sociale, etc). Au bout de quatre mois d’enquête, nous avons constaté la nécessité d’un contrepoint médical sur la question, et nous nous sommes mis en quête de divers spécialistes (psychologue, psychomotricienne, ergothérapeute, kinesithérapeute...). Entre temps, nous avons avec patience réussi à visiter quelques structures d’accueil, mais en élargissant notre public à d’autres catégories de handicap, car les associations concernent souvent un public varié et plutôt déficient intellectuel que physique. Pour finir et, pour ainsi dire, boucler la boucle, nous avons rédigé un bilan de notre travail (celui-là même que vous êtes en train de lire) et de nos impressions personnelles.
Joseph OUAZANA, Salima Tallas
Le 28/02/2005
info ps
Vous pourrez consulter le site de l’émission "Arrêt sur images" consacrée aux handicapés à l’adresse suivante : http://www.france5.fr/asi/006869/15/
Et aussi l’édition du "13 heures" de France 2 du 16 décembre : http://le13heures.france2.fr/index....
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